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Fauriel
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Saint-Étienne |
Dans une scène criminelle, de larges taches de sang sont très faciles à identifier. Mais que se passe-t-il si la tache a été lavée ? C’est à ce moment que la police scientifique utilise le luminol.

Toute investigation policière sur un lieu où un
crime a été commis repose sur le concept
suivant : rien ne peut être effacé sans laisser
de traces. Ceci est particulièrement vrai pour une tache de
sang que le criminel croira avoir lavée. Sans
l’utilisation de produits chimiques spécifiques, et
même après lavage, de fines particules de sang restent
sur le lieu du crime pendant des années, sans que personne
ne sans aperçoive.
Le luminol est ainsi utilisé pour détecter ces
traces infimes de sang. En effet au contact du sang, le luminol (et
des composés oxydants) subit une transformation chimique et
émet de la lumière. Dans cette réaction
tout à fait particulière, les réactifs
possèdent plus d’énergie que les produits.
Ceux-ci restituent cette énergie excédentaire sous
forme de lumière visible. Ce processus connu sous le nom de
chimiluminescence est le même phénomène
qui permet aux lucioles d’émettre de la
lumière.

Les enquêteurs vaporisent une zone susceptible
d’avoir été tachée par du sang puis font
le noir dans la pièce. Toute tache de sang émettra
une lumière bleutée.
A noter tout de même l’extrême
sensibilité de la méthode : le luminol
révèle jusqu’à une particule de sang
cachée parmi 999 999 particules d’eau (en
d’autres termes jusqu’à 1 ppm) !!
Si vous voulez en savoir plus sur cette réaction chimique,
téléchargez le fichier suivant :

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© Lycée Claude Fauriel, Saint-Étienne, 2003 - Page mise à jour le 4 mars 2003. |
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